Vaginisme : explications et solutions

vagnisme 2Plus répandu qu’on ne le croit, le vaginisme est un trouble psychique du comportement sexuel. Un obstacle, qu’il soit physique ou psychologique, empêche la pénétration. Alors que beaucoup de femmes attendent des années avant de consulter, l’affection se soigne en quelques séances chez un sexologue ou un gynécologue. Par Top Santé 

Un trouble psychique du comportement sexuel

La pénétration impossible est un trouble psychique du comportement sexuel bien plus répandu qu’on ne l’imagine. Les médecins appellent cela le vaginisme. Il nécessite un examen médical minutieux car dans environ 5 % des cas, il peut exister chez la femme un obstacle physique bien réel, constitué par un hymen très serré. Toutefois le plus souvent, il s’agit bien d’un problème psy.À l’origine de ce trouble, on retrouve la peur d’être pénétrée par un sexe, un doigt, un objet, y compris le spéculum du gynécologue. L’intromission est vécue comme une invasion, une vraie menace, le muscle qui entoure le vagin se contracte alors de manière réflexe et non consciente. On a souvent comparé le vaginisme à la fermeture réflexe de la paupière quand on veut mettre une goutte dans l’œil. La douceur, la persuasion, la gentillesse, la bonne volonté, n’y font rien, l’entrée reste barricadée. Souvent, le couple finit par consulter un médecin au bout de plusieurs années, quand il souhaite un enfant. En attendant, la sexualité a pu être relativement harmonieuse même sans pénétration, avec caresses, effleurages, pressions douces, sexualité orale, révélant bien que le blocage n’a pas lieu sur toute la géographie de l’intime, mais sur une partie seulement bien définie, le vagin. Tout a lieu hors de celui-ci, y compris l’éjaculation.

vaginisme

Beaucoup de femmes attendent des années avant de consulter, en moyenne trois ou quatre ans, alors que cette affection se soigne généralement très bien en quelques séances, chez le sexologue ou parfois le gynécologue s’il a été formé à cette approche. Le traitement agit à plusieurs niveaux : l’apprentissage de la décontraction musculaire et la prise de conscience de la réalité vaginale (littéralement en touchant du doigt cette cavité dont les patientes ont une représentation floue et angoissante); la psychothérapie brève pour s’exprimer, se raconter, apprendre à mieux se connaître, ou encore l’hypnose éricksonnienne .

Fermeture incomplète

Parfois, avec le temps, alors que le couple a eu des enfants, des rapports sexuels harmonieux et épanouis, on se retrouve vers la quarantaine ou la cinquantaine avec le vagin trop serré lors de la pénétration. Loin d’être anecdotique, ce problème concerne un nombre non négligeable de femmes. On parle de vaginisme secondaire, avec contraction réflexe du vagin. Sont en cause cette fois, l’âge, les hormones féminines qui se font plus rares, le vagin qui devient plus sec et moins réactif.

« Le traitement est presque le même que pour un vaginisme primaire : il va falloir réapprivoiser progressivement la zone vaginale pour avoir moins peur, lâcher prise et retrouver le plaisir en partant de ce qui auparavant déclenchait des sensations agréables, explique le Dr Sylvain Mimoun. Une sexothérapie avec des exercices sera utile, associée à des produits hydratants à prendre en dehors des rapports sexuels ou pendant pour soulager les symptômes (Monasens, Oxens, Replens, Cicatridine, Ménophytéa hydratation intime…) ».

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